Moustique tigre Aedes albopictus posé sur une peau humaine

Chikungunya et dengue : onze foyers de transmission locale en France, où en est la saison 2026

La saison des moustiques entre dans sa phase la plus active, et la France compte désormais onze foyers de transmission locale de chikungunya ou de dengue sur son territoire hexagonal. C’est le constat du dernier bulletin de surveillance renforcée publié par Santé publique France le 26 août 2026, avec des données arrêtées au 24 août. En dix jours, le nombre de foyers a presque doublé, passant de six à onze, et le total des cas autochtones de chikungunya est monté de 25 à 33 cas. À cela s’ajoutent 30 cas autochtones d’infection à virus West Nile, un virus transmis par un autre moustique et dont la circulation s’étend jusqu’en Île-de-France. Deux départements font leur entrée dans la carte des foyers cette semaine, le Lot et le Val-de-Marne, tandis qu’un village de Gironde concentre à lui seul la majorité des cas français.

Le point chiffré au 24 août 2026

Chaque année, du 1er mai au 30 novembre, Santé publique France active un dispositif de surveillance renforcée des arboviroses, en lien avec les Agences régionales de santé et le Centre national de référence des arbovirus. Cette période correspond à celle où le moustique tigre, Aedes albopictus, est actif dans l’Hexagone. Un bulletin national est publié chaque semaine. Celui du 26 août 2026 dresse un tableau nettement plus chargé que la semaine précédente.

Au 24 août 2026, l’agence recense sept épisodes de transmission autochtone de chikungunya totalisant 33 cas, dans le Tarn et le Lot pour l’Occitanie, en Gironde pour la Nouvelle-Aquitaine et dans le Val-de-Marne pour l’Île-de-France. S’y ajoutent quatre épisodes de dengue totalisant 5 cas, dans le Tarn, l’Hérault, la Dordogne et les Bouches-du-Rhône. Le mot « autochtone » a ici un sens technique précis, et il est le cœur du sujet : il désigne une personne qui n’a pas voyagé récemment dans une zone où le virus circule et qui s’est donc contaminée sur place, en France, piquée par un moustique local devenu porteur. C’est le signe qu’un cycle de transmission s’est installé localement, même brièvement.

33cas autochtones de chikungunya au 24 août 2026
11foyers de transmission locale (chikungunya et dengue)
30cas autochtones d’infection à virus West Nile

La progression d’une semaine sur l’autre est nette. Le bulletin du 19 août, arrêté au 17 août, ne comptait que six épisodes, 25 cas de chikungunya et 4 cas de dengue, et 18 cas de West Nile. En une semaine, le nombre de foyers est passé de six à onze et celui des cas de West Nile de 18 à 30. Une part de cette hausse s’explique mécaniquement par la recherche active de cas menée autour des foyers connus : plus on cherche, plus on trouve. Le reste traduit une extension réelle de la circulation virale, favorisée par un été chaud et par la densité des populations de moustiques.

Prignac-et-Marcamps, l’épicentre girondin

Le foyer le plus important de la saison n’est ni en Provence ni en Corse, mais dans un village viticole de 900 habitants situé au nord de Bordeaux, sur la rive droite de la Dordogne. À Prignac-et-Marcamps, le bulletin de Santé publique France recensait déjà 16 cas de chikungunya au 17 août, avec des premiers signes remontant au 20 juillet et un dernier cas déclaré le 12 août. La presse régionale, citant l’Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine, faisait état de 23 cas autochtones dans le département le 25 août, dont 19 pour la seule commune de Prignac-et-Marcamps. Ces chiffres de source régionale n’apparaissaient pas encore dans le bulletin national à la date de publication de cet article, et restent donc à confirmer par les données consolidées.

La riposte a été rapide et visible pour les habitants. Des opérations de démoustication ont été menées de nuit dans le périmètre du foyer, avec traitement des jardins particuliers et élimination des gîtes larvaires, ces petites réserves d’eau stagnante où la femelle pond. Un arrêté municipal a fermé l’accès au stade, aux terrains de football et aux courts de tennis à partir du 17 août, le temps des traitements. Des enquêtes de porte-à-porte ont été conduites pour repérer d’éventuels cas passés inaperçus, une méthode explicitement prévue par le protocole national.

Lorsqu’un cas autochtone est identifié, les mesures de lutte antivectorielle sont renforcées avec la réalisation de traitements de démoustication dans un périmètre élargi.

Santé publique France, bulletin arboviroses du 19 août 2026

Le second foyer de chikungunya identifié début juillet se trouve à Saint-Amans-Soult, dans le Tarn, avec 8 cas et des signes apparus entre le 9 et le 21 juillet. Un troisième épisode girondin, à Saint-Médard-en-Jalles, s’est limité à un cas isolé début juin et a été déclaré clos. Le Lot rejoint la liste dans le bulletin du 26 août, sans que le détail communal ait encore été publié.

Les foyers, commune par commune

Le tableau ci-dessous reprend les épisodes documentés commune par commune dans le dernier bulletin national détaillé disponible, celui du 19 août 2026 arrêté au 17 août. Les épisodes déclarés clos le sont lorsque plus aucun cas n’est apparu pendant une durée suffisante après le dernier cas connu.

Commune Département Virus Cas Premiers signes Statut
Prignac-et-Marcamps Gironde Chikungunya 16 20 juillet 2026 En cours
Saint-Amans-Soult Tarn Chikungunya 8 9 juillet 2026 En cours
Saint-Médard-en-Jalles Gironde Chikungunya 1 6 juin 2026 Clos
Sète Hérault Dengue 2 5 juillet 2026 En cours
Carmaux Tarn Dengue 1 19 juin 2026 Clos
Mouleydier Dordogne Dengue 1 10 juin 2026 Clos

À vérifier

Les bilans d’arboviroses sont par nature provisoires. Les données des dernières semaines sont en cours de consolidation, les cas suspects font l’objet de confirmations biologiques qui prennent plusieurs jours, et les chiffres communiqués par une Agence régionale de santé peuvent devancer de quelques jours ceux du bulletin national. Les nombres cités ici valent à la date indiquée pour chacun d’eux, et non à la date de lecture. Le bulletin suivant est attendu en début de semaine.

Nogent-sur-Marne, premier cas francilien

L’événement le plus commenté de la semaine concerne l’Île-de-France. Un habitant de Nogent-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, a été diagnostiqué positif au chikungunya le 19 août 2026. La personne n’était pas revenue d’un séjour en zone de circulation du virus, ce qui classe le cas comme autochtone. Il s’agit du premier de la saison dans la région, et il explique l’apparition du Val-de-Marne dans la liste des départements concernés du bulletin du 26 août.

L’Agence régionale de santé d’Île-de-France a déclenché le protocole habituel : enquête entomologique autour du domicile pour confirmer la présence du moustique tigre, opération de démoustication dans la nuit du 25 au 26 août, seconde intervention programmée et recherche active de cas en porte-à-porte dans le voisinage. Ce cas n’a rien d’aberrant : le moustique tigre est implanté en Île-de-France depuis plusieurs années, avec plus de deux cents communes colonisées selon la cartographie officielle, et la région avait déjà connu deux épisodes de transmission autochtone de chikungunya en 2025.

Cette recherche active peut aussi combiner des enquêtes ciblées en porte-à-porte dans le voisinage des cas connus pour identifier d’éventuels autres cas.

Santé publique France, dispositif de surveillance des arboviroses

Moustique posé sur une tige de plante verte
Le virus West Nile n est pas transmis par le moustique tigre mais par des moustiques du genre Culex, présents sur tout le territoire métropolitain. Photo : Erik Karits / Pexels

West Nile, l’autre virus de l’été

Le virus West Nile occupe une place à part dans ce bulletin, et il mérite d’être distingué des trois autres. Il n’est pas transmis par le moustique tigre mais par des moustiques du genre Culex, présents sur l’ensemble du territoire métropolitain, y compris là où Aedes albopictus n’est pas implanté. Son cycle naturel implique les oiseaux, et sa surveillance associe santé humaine, santé animale et entomologie dans une approche dite « One Health ». Les cas équins servent souvent de signal précoce.

Au 24 août 2026, 30 cas autochtones d’infection à virus West Nile avaient été identifiés en France hexagonale, contre 18 une semaine plus tôt. Le détail publié au 17 août plaçait ces cas dans trois régions, avec une répartition qui déborde nettement du pourtour méditerranéen habituel.

Région Département Cas au 17 août 2026
Provence-Alpes-Côte d’Azur Bouches-du-Rhône 5
Provence-Alpes-Côte d’Azur Vaucluse 4
Occitanie Pyrénées-Orientales 2
Occitanie Gard 2
Occitanie Aude 1
Occitanie Haute-Garonne 1
Île-de-France Essonne 2
Île-de-France Seine-Saint-Denis 1

La grande majorité des infections à virus West Nile passent inaperçues ou se limitent à un syndrome grippal. Une minorité de patients, surtout après 60 ans ou en cas d’immunodépression, développe une forme neurologique sévère de type méningite ou encéphalite. C’est cette gravité potentielle qui justifie la surveillance et, surtout, les mesures de sécurisation des dons du sang et des greffons dans les zones de circulation avérée.

Ce que racontent les cas importés

Un foyer autochtone commence presque toujours de la même manière : un voyageur revient infecté, il est piqué chez lui par un moustique tigre local, et ce moustique transmet ensuite le virus à ses voisins. La pression d’importation est donc l’indicateur avancé le plus utile. Entre le 1er mai et le 16 août 2026, la surveillance a identifié 110 cas importés de chikungunya, 308 cas importés de dengue et 11 cas importés de Zika. Aucun cas autochtone de Zika n’a été signalé.

Virus Cas importés du 1er mai au 16 août 2026 Principales provenances
Dengue 308 Martinique (122), Togo (19), Guadeloupe (14), Polynésie française (14), Thaïlande (12)
Chikungunya 110 Maurice (35), Guyane française (24), Mayotte (17), Madagascar (11), La Réunion (6)
Zika 11 Indonésie (5), puis cas isolés depuis six autres pays

Les régions qui reçoivent le plus de cas importés sont l’Île-de-France (75 cas de dengue, 15 de chikungunya), Provence-Alpes-Côte d’Azur (35 et 20), l’Occitanie et l’Auvergne-Rhône-Alpes (31 chacune pour la dengue). Ce sont aussi, pour trois d’entre elles, des régions massivement colonisées par le moustique tigre. La combinaison des deux explique pourquoi la lutte antivectorielle se déclenche désormais dès la détection d’un cas importé, sans attendre une transmission locale.

Tubes de prélèvement sanguin alignés dans un laboratoire d analyse
Chaque cas suspect doit être confirmé biologiquement avant d entrer dans les statistiques nationales, ce qui explique le décalage de quelques jours entre bulletins. Photo : Tahir Xelfequliyev / Pexels

Pourquoi 2026 ne ressemble pas à 2025

Ces chiffres peuvent inquiéter. Ils prennent pourtant un tout autre relief quand on les compare à ceux de la saison précédente, qui fut totalement hors norme. En 2025, la France hexagonale avait enregistré 809 cas autochtones de chikungunya, dont 790 répartis en 79 épisodes de transmission et 19 cas isolés. Le plus gros épisode avait atteint 144 cas à lui seul. Huit régions avaient été touchées, dont trois pour la première fois de leur histoire : la Nouvelle-Aquitaine, le Grand Est et la Bourgogne-Franche-Comté.

Indicateur Saison 2025 (bilan complet) Saison 2026 (au 24 août)
Cas autochtones de chikungunya 809 33
Épisodes de chikungunya 79 7
Cas autochtones de dengue 30 5
Cas importés de chikungunya 2 398 sur l’année 110 depuis le 1er mai
Cas importés de dengue 2 389 sur l’année 308 depuis le 1er mai

L’explication de l’écart tient en un mot : La Réunion. En 2025, 82 % des cas de chikungunya importés en métropole, soit 1 967 sur 2 398, provenaient de l’île, alors frappée par une épidémie majeure. Cette pression d’importation exceptionnelle avait ensemencé des dizaines de foyers, principalement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui avait concentré à elle seule 35 épisodes. En 2026, l’épidémie réunionnaise est retombée : l’île n’est à l’origine que de 6 cas importés cette saison, très loin derrière Maurice et la Guyane. Le carburant de la flambée de 2025 a disparu.

À retenir

La saison 2026 est, à date, environ vingt-cinq fois moins intense que 2025 pour le chikungunya autochtone. Mais deux évolutions méritent attention : la géographie des foyers continue de remonter vers le nord et l’ouest, avec la Gironde en tête et un premier cas francilien, et le virus West Nile progresse plus vite que l’an dernier au même stade. Un chiffre bas ne signifie donc pas une saison sans enjeu.

Reconnaître les symptômes

Les trois arboviroses transmises par le moustique tigre partagent un tableau initial proche, ce qui rend le diagnostic clinique difficile sans test biologique. Le chikungunya se manifeste typiquement par une fièvre d’apparition brutale, souvent supérieure à 38,5 °C, accompagnée de douleurs articulaires intenses touchant surtout les poignets, les chevilles et les doigts. Ces douleurs, qui donnent au virus son nom, peuvent persister des semaines et parfois des mois chez une minorité de patients. Une éruption cutanée, des maux de tête et une fatigue marquée complètent souvent le tableau.

La dengue associe fièvre élevée, céphalées frontales, douleurs derrière les yeux, douleurs musculaires et articulaires, et parfois une éruption. La grande majorité des cas guérit sans complication, mais une minorité évolue vers une forme sévère avec manifestations hémorragiques, en particulier lors d’une seconde infection par un sérotype différent. Le Zika reste le plus discret des trois, souvent asymptomatique, avec un enjeu majeur pour les femmes enceintes en raison du risque malformatif.

Quand consulter

Si vous présentez une fièvre brutale associée à des douleurs articulaires ou musculaires inhabituelles, consultez votre médecin, en précisant deux choses : vos éventuels déplacements dans les six semaines précédentes, et le fait que vous résidez ou avez séjourné dans une commune concernée par un foyer. Le signalement d’un cas est obligatoire et c’est lui qui déclenche l’enquête et la démoustication. En cas de saignements, de vomissements répétés, de douleurs abdominales intenses, de confusion ou de raideur de la nuque, la consultation devient urgente.

Arrosoir posé dans un carré potager, réservoir d eau stagnante propice aux moustiques
Un arrosoir, une soucoupe ou un seau oublié suffisent au moustique tigre pour pondre. Vider les récipients chaque semaine reste le geste le plus efficace. Photo : Artem Lysenko / Pexels

Se protéger, ce qui fonctionne vraiment

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre le chikungunya, la dengue ou le West Nile. La prise en charge est symptomatique, avec une précaution importante : en cas de suspicion de dengue, l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont à éviter en raison du risque hémorragique, le paracétamol étant privilégié. La prévention repose donc entièrement sur la réduction des piqûres et des populations de moustiques.

Le moustique tigre est un insecte de proximité : il vole peu, quelques dizaines de mètres à peine autour de son lieu de naissance, et il se développe dans de très petites quantités d’eau stagnante. Une soucoupe de pot de fleurs, un seau oublié, une gouttière bouchée ou un pneu usagé suffisent. La conséquence est directe : la principale source de moustiques qui vous piquent chez vous, c’est votre propre jardin ou celui de votre voisin immédiat. Vider et brosser les récipients une fois par semaine reste, de loin, le geste le plus efficace, plus que n’importe quel produit.

Pour la protection individuelle, les répulsifs cutanés adaptés à l’âge, les vêtements couvrants et clairs, les moustiquaires aux fenêtres et les ventilateurs, dont le courant d’air gêne le vol de l’insecte, constituent l’essentiel de l’arsenal. Le moustique tigre pique principalement en journée, avec des pics au lever du jour et en fin d’après-midi, ce qui rend la moustiquaire de lit moins déterminante que sous les tropiques. Enfin, toute observation peut être signalée sur le portail national de signalement du moustique tigre, qui alimente la cartographie officielle.

Cette cartographie, publiée par le ministère chargé de la Santé, montre une progression continue. Le bulletin de Santé publique France du 19 août 2026 fait état d’une implantation dans 83 départements métropolitains, quand certaines sources reprenant la carte ANSES d’avril 2026 en retiennent 81. L’écart tient à la date d’arrêt des données et au critère d’implantation retenu, pas à une contradiction de fond : la tendance est la même, le moustique gagne chaque année du terrain vers le nord.

Vaccins, un paysage qui a beaucoup bougé

Il n’existe aucun vaccin disponible contre le virus West Nile chez l’humain. Pour la dengue, la vaccination reste réservée à des situations précises et n’est pas une réponse de masse en métropole. Le chikungunya, en revanche, a connu deux années mouvementées, avec deux vaccins autorisés en Europe et des recommandations profondément remaniées après des signalements d’effets indésirables graves.

Le vaccin Ixchiq, à virus vivant atténué, a fait l’objet de restrictions successives. Depuis avril 2025, les autorités sanitaires françaises recommandent de ne pas l’utiliser chez les personnes de 65 ans et plus. Dans son avis du 9 avril 2026, la Haute Autorité de santé a estimé que, faute de données de sécurité suffisantes, il ne peut être proposé qu’aux personnes de 18 à 64 ans et après examen individuel du rapport bénéfice-risque. L’Agence européenne des médicaments a réévalué son indication le 11 juin 2026 et en a réservé l’usage aux personnes de 12 ans et plus présentant un risque élevé d’infection. L’Agence nationale de sécurité du médicament poursuit la surveillance des effets indésirables.

Le second vaccin, Vimkunya, qui repose sur des particules pseudo-virales et non sur un virus vivant, a obtenu son autorisation de mise sur le marché européenne le 28 février 2025. La Haute Autorité de santé en recommande l’usage chez les personnes de 65 ans et plus et chez les 12 à 64 ans porteurs de comorbidités les rendant particulièrement vulnérables. Dans les deux cas, il s’agit de vaccination ciblée sur des personnes exposées, notamment des voyageurs vers des zones épidémiques, et non d’une stratégie destinée à la population générale de l’Hexagone.

Questions fréquentes

Le chikungunya se transmet-il d’une personne à une autre ?

Non, pas directement. La transmission passe obligatoirement par un moustique qui pique une personne virémique puis, après une période d’incubation dans l’insecte, une autre personne. Une contamination reste possible par transfusion ou greffe, d’où les mesures de sécurisation des produits du corps humain déclenchées en cas de circulation locale.

Faut-il annuler un séjour dans les communes concernées ?

Aucune restriction de déplacement n’a été émise. Les foyers sont géographiquement très circonscrits, souvent à quelques rues, et font l’objet de traitements. Les précautions habituelles contre les piqûres suffisent.

Les chiffres vont-ils continuer à monter ?

Très probablement jusqu’à l’automne. La saison de surveillance court jusqu’au 30 novembre et, en 2025, les derniers cas autochtones de chikungunya avaient débuté le 13 novembre. Les semaines de septembre, encore chaudes, sont historiquement parmi les plus productives en cas.

Où trouver les données officielles ?

Le bulletin hebdomadaire national est publié par Santé publique France, avec des éditions régionales complémentaires. C’est la source de référence, mise à jour chaque semaine pendant toute la période de surveillance renforcée.

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