Salle de classe avec rangees de tables et de chaises prete pour la rentree

Rentrée scolaire 2026 : dates, allocation et portable au lycée, tout ce qui change

La cloche va bientôt sonner. Le mardi 1er septembre 2026, environ 12 millions d’élèves font leur rentrée dans les écoles, collèges et lycées de France métropolitaine, au lendemain de la prérentrée des enseignants, fixée au lundi 31 août. Cette année, une mesure marque un tournant : pour la première fois, les lycéens devront eux aussi ranger leur téléphone portable, ce qui signifie qu’une génération entière pourra effectuer toute sa scolarité, du collège au lycée, sans smartphone en classe. Côté portefeuille, l’allocation de rentrée scolaire (ARS) a commencé à être versée le 18 août à plus de trois millions de familles. Décryptage complet des dates, des aides et des nouveautés pédagogiques qui vous attendent.

Le calendrier : prérentrée le 31 août, élèves le 1er septembre

La rentrée 2026 respecte le schéma habituel. Les enseignants effectuent leur prérentrée le lundi 31 août, une journée consacrée à la préparation de l’année et aux réunions d’équipe. Les élèves, eux, retrouvent le chemin des classes le mardi 1er septembre, à la même date dans les trois zones de vacances (A, B et C) de métropole. Les établissements peuvent toutefois échelonner l’accueil sur la journée ou sur plusieurs jours, notamment pour les plus jeunes ou pour les classes de sixième et de seconde.

La Corse fait exception, avec un calendrier propre : la prérentrée des enseignants y est fixée au mardi 1er septembre et la rentrée des élèves au jeudi 3 septembre. Les académies d’outre-mer disposent également de dates spécifiques, consultables sur le calendrier officiel du ministère de l’Éducation nationale.

31 aoûtPrérentrée des enseignants (métropole)
1er septembreRentrée des élèves (zones A, B et C)
17 octobreDébut des vacances de la Toussaint

Première pause de l’année, les vacances de la Toussaint débutent après la classe le samedi 17 octobre 2026 et se terminent le lundi 2 novembre au matin, date de reprise des cours pour toutes les zones et pour la Corse. Le tableau ci-dessous récapitule les repères à noter dès maintenant.

Étape Date (métropole) Corse
Prérentrée des enseignants Lundi 31 août 2026 Mardi 1er septembre 2026
Rentrée des élèves Mardi 1er septembre 2026 Jeudi 3 septembre 2026
Fin des cours (Toussaint) Samedi 17 octobre 2026 Samedi 17 octobre 2026
Reprise après la Toussaint Lundi 2 novembre 2026 Lundi 2 novembre 2026

L’allocation de rentrée versée dès le 18 août

Pour de nombreux foyers, la rentrée commence par une aide financière. L’allocation de rentrée scolaire, versée sous conditions de ressources par les caisses d’allocations familiales et la Mutualité sociale agricole, a été payée à partir du 18 août 2026 en métropole ainsi qu’en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique. À Mayotte et à La Réunion, où l’année scolaire débute plus tôt, le versement a commencé dès le 4 août. L’aide concerne les familles ayant au moins un enfant scolarisé âgé de 6 à 18 ans au 31 décembre de l’année scolaire.

Son montant varie selon l’âge de l’enfant et a été revalorisé d’environ 0,8 % par rapport à 2025. Selon les barèmes publiés pour 2026, il s’établit à 426,87 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, 450,41 euros de 11 à 14 ans et 466,02 euros de 15 à 18 ans. L’éligibilité dépend du revenu fiscal de référence de l’année 2024.

Âge de l’enfant Montant ARS 2026
6 à 10 ans 426,87 euros
11 à 14 ans 450,41 euros
15 à 18 ans 466,02 euros

À vérifier

Les montants et plafonds de l’ARS sont fixés chaque année par décret. Les chiffres ci-dessus correspondent aux barèmes diffusés pour 2026 mais peuvent faire l’objet d’ajustements. Pour connaître votre droit exact, le plus sûr reste le simulateur officiel de service-public.gouv.fr ou votre espace personnel sur caf.fr.

Les plafonds de ressources augmentent avec le nombre d’enfants à charge. D’après les barèmes 2026, ils s’échelonnent d’un peu moins de 29 000 euros de revenu fiscal de référence pour un enfant à près de 49 000 euros pour quatre enfants. Au-delà de ces seuils, une allocation différentielle, dégressive, peut être versée afin d’éviter les effets de seuil brutaux.

Portable interdit au lycée : une première

C’est la nouveauté la plus visible de cette rentrée. Après le collège, où l’usage du téléphone est proscrit depuis 2018 et où la « pause numérique » a été généralisée l’an dernier, l’interdiction s’étend désormais au lycée. Concrètement, les lycéens ne pourront plus utiliser leur smartphone dans l’enceinte de l’établissement pendant le temps scolaire. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, l’a résumé dans sa circulaire de rentrée : « Pour la première fois, à compter de cette rentrée, nos élèves devraient effectuer une scolarité complète sans téléphone. »

L’objectif affiché est double : améliorer la concentration en cours et apaiser le climat scolaire, en limitant les tensions, le harcèlement en ligne et la captation de l’attention par les écrans. Les modalités pratiques (casier, pochette fermée, simple rangement dans le sac) restent définies au niveau de chaque établissement, dans le cadre de son règlement intérieur.

Adolescents utilisant un telephone portable dans un couloir de lycee
L’interdiction du téléphone portable s’étend au lycée à la rentrée 2026. Photo : RDNE Stock project / Pexels

Pour la première fois, à compter de cette rentrée, nos élèves devraient effectuer une scolarité complète sans téléphone.

Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, circulaire de rentrée 2026

Réseaux sociaux avant 15 ans : un débat encore ouvert

À ne pas confondre avec l’interdiction du portable, un autre chantier concerne l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans est évoquée par le gouvernement, mais elle reste, à ce stade, en discussion au Parlement. Rien n’est donc encore adopté ni applicable à cette rentrée sur ce point précis.

Il convient de distinguer clairement les deux sujets : d’un côté, une règle de vie scolaire (le téléphone rangé pendant les cours), déjà effective ; de l’autre, un projet législatif plus large sur l’âge d’accès aux plateformes, qui suit son parcours et dont l’issue dépendra des débats à venir. Nous suivrons l’évolution de ce texte.

À retenir

Interdiction du téléphone au lycée : c’est une mesure de vie scolaire qui s’applique dès la rentrée 2026. Interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans : c’est un projet en cours d’examen au Parlement, non encore voté. Les deux sujets sont souvent confondus mais n’ont ni le même statut ni le même calendrier.

La circulaire Geffray : instruire et protéger

Publiée au Bulletin officiel du 7 mai 2026, la circulaire de rentrée signée par Édouard Geffray donne le cap de l’année. Son message principal est assumé : 2026 « ne sera pas celle de nouvelles réformes structurelles », mais celle de la consolidation des chantiers déjà engagés. Le ministre place l’année sous une devise en deux mots, « instruire et protéger », et demande aux équipes de préférer « le mieux au plus ».

Deux priorités pédagogiques dominent. La première est la maîtrise du langage, c’est-à-dire la lecture, l’écriture et l’enrichissement du vocabulaire, présentée comme « le principal déterminant des inégalités scolaires et culturelles ». Dès la maternelle et l’école élémentaire, l’accent est mis sur le geste d’écriture et la rédaction de phrases complètes ; les exercices « à trous » sont invités à disparaître au profit de la production de textes. La seconde priorité porte sur le raisonnement scientifique, singulièrement en mathématiques.

Maths et sciences : automatismes et égalité filles-garçons

Dans le premier degré, la circulaire fixe une « priorité absolue » : l’acquisition des automatismes de calcul et la résolution de problèmes. L’idée est de bâtir des réflexes solides avant d’aborder des notions plus complexes, dans un contexte où les évaluations internationales pointent un recul du niveau en mathématiques.

Le ministère insiste aussi sur un point moins connu : l’écart persistant entre filles et garçons. Meilleures que les garçons en mathématiques à l’entrée au CP, les filles voient cet écart s’inverser au fil de la scolarité. Résultat, elles ne représentent guère plus de 40 % des élèves en spécialité mathématiques en terminale générale, environ 10 % en filière STI2D, moins d’un tiers des étudiants en écoles d’ingénieurs et moins de 20 % des filières de production au lycée professionnel. La circulaire demande aux équipes d’agir sur les représentations, dès la maternelle et jusqu’au baccalauréat.

Tableau noir couvert de calculs mathematiques dans une salle de classe
Automatismes de calcul et résolution de problèmes sont érigés en priorité absolue à l’école primaire. Photo : Monstera Production / Pexels

Cette insistance sur les sciences se traduit aussi au lycée. Depuis juin 2026, tous les élèves de première passent une épreuve anticipée de mathématiques, destinée à consolider le socle commun en mathématiques et en sciences avant la classe de terminale. C’est l’un des marqueurs du plan « Choc des savoirs » lancé en 2024 et poursuivi depuis.

Nouveaux programmes et groupes de besoins

La rentrée 2026 poursuit la refonte progressive des programmes. En français et en mathématiques, de nouveaux programmes entrent en vigueur par étapes de la maternelle jusqu’au collège ; les langues vivantes sont également concernées, avec une refonte qui descend jusqu’à l’école élémentaire. L’objectif est d’aligner les attendus sur les priorités affichées : lire, écrire, compter, raisonner.

Autre héritage du « Choc des savoirs », les groupes de besoins (auparavant appelés groupes de niveau) en français et en mathématiques se poursuivent au collège. Mis en place en sixième et cinquième, ils ont vocation à accompagner plus finement les élèves selon leurs acquis. En parallèle, le dispositif « Devoirs faits », temps d’étude encadré et gratuit, reste proposé aux collégiens.

Le saviez-vous

Depuis l’année scolaire 2024-2025, ce sont les enseignants, et non plus les parents, qui ont le dernier mot sur le redoublement d’un élève. La décision revient au conseil de classe, les familles conservant une voie de recours.

Brevet, prépa-seconde, redoublement : où en est-on ?

Le diplôme national du brevet a lui aussi évolué. Depuis la session 2026, la notation change : le système de points sur 800 a disparu au profit d’une moyenne générale, et il faut désormais obtenir au moins 10 sur 20 pour décrocher le diplôme. Une épreuve de mathématiques rénovée intègre un temps dédié aux automatismes, sans calculatrice. La qualité de la langue compte davantage : une copie jugée peu intelligible, truffée de fautes, peut faire perdre le bénéfice de la moyenne.

En revanche, attention à une confusion fréquente. L’idée de rendre le brevet obligatoire pour entrer en seconde a bien été annoncée, puis officiellement abandonnée début 2025. À la rentrée 2026, ne pas obtenir le brevet ne bloque donc pas automatiquement le passage au lycée : c’est le conseil de classe qui décide de l’orientation. Passer les épreuves reste obligatoire, mais l’échec au diplôme n’interdit pas la seconde.

Pour les élèves fragiles admis en seconde, le dispositif « prépa-seconde » se poursuit. Ceux qui arrivent au lycée sans avoir obtenu le brevet bénéficient d’un accompagnement renforcé de deux heures par semaine, afin de consolider leurs bases. Le tableau ci-dessous récapitule les principaux points de repère sur le brevet nouvelle version.

Ce qui change En pratique
Notation Fin des 800 points, moyenne sur 20 requise (au moins 10)
Mathématiques Épreuve rénovée avec une partie automatismes sans calculatrice
Maîtrise de la langue Une copie peu lisible peut empêcher d’atteindre la moyenne
Passage en seconde Non conditionné au brevet (projet abandonné en 2025)
Élèves sans brevet au lycée Deux heures d’accompagnement hebdomadaire (prépa-seconde)

Ce que la rentrée coûte aux familles

Au-delà des règles, la rentrée reste une dépense. Fournitures, cartables, vêtements, activités : le budget peut grimper vite, en particulier au passage en sixième, quand la liste de matériel s’allonge. C’est précisément la vocation de l’allocation de rentrée scolaire, qui vise à alléger cette facture pour les foyers modestes.

D’autres coups de pouce existent. Le « Pass Sport », aide destinée à financer une partie de l’inscription dans un club ou une association, est reconduit pour 2026-2027, avec une campagne lancée dans les prochaines semaines. Il cible les jeunes rencontrant des difficultés d’accès à la pratique sportive pour des raisons financières, sociales ou de handicap.

Enfant portant un cartable sur le chemin de l ecole
Le budget de la rentrée pèse particulièrement au moment de l’entrée en sixième. Photo : Thang Nguyen / Pexels

Un conseil simple pour limiter la dépense : comparer les listes de fournitures fournies par l’établissement avant d’acheter, privilégier le réemploi du matériel de l’an dernier et étaler les achats. Beaucoup d’articles de la liste peuvent servir plusieurs années.

Questions fréquentes

Quand a lieu la rentrée scolaire 2026 ?

Le mardi 1er septembre 2026 pour les élèves de métropole (zones A, B et C), après la prérentrée des enseignants le lundi 31 août. En Corse, la rentrée des élèves est fixée au jeudi 3 septembre.

Quand est versée l’allocation de rentrée scolaire ?

À partir du 18 août 2026 en métropole, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique ; dès le 4 août à Mayotte et à La Réunion. Elle est réservée aux familles éligibles ayant un enfant de 6 à 18 ans.

Le téléphone est-il vraiment interdit au lycée ?

Oui, l’interdiction d’usage du portable s’étend au lycée à cette rentrée, après le collège. Les modalités concrètes sont fixées par le règlement intérieur de chaque établissement.

Faut-il le brevet pour entrer en seconde ?

Non. Le projet de conditionner l’entrée en seconde à l’obtention du brevet a été abandonné début 2025. L’orientation reste décidée par le conseil de classe.

La rentrée 2026 se veut donc une année de continuité plus que de bouleversement, avec un fil rouge assumé par le ministère : recentrer l’école sur les savoirs fondamentaux et apaiser le climat scolaire. Pour les familles, l’essentiel tient en quelques repères, la date du 1er septembre, l’allocation versée à la mi-août, le portable rangé au lycée et un brevet rénové qui, contrairement à ce qui avait un temps été envisagé, ne ferme pas la porte de la seconde.

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